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Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

Forces spéciales, aviation et relations internationales

Le président américain vient de déclaré l'envoie de Forces spéciales en Syrie afin de soutenir et d'assister les forces d'opposition à l'EI. Elles doivent selon Obama: "coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer l'État Islamique».

Une stratégie américaine qui devient officielle puisque l'on sait depuis cet été que les Forces spéciales anglo-saxonnes (canadiennes, britanniques et américaines) agissent de concert pour soutenir l'effort de guerre. En Occident et dans le monde anglo-saxon, rien n'est décidé sans l'aval de Washington, capitale d'une forme de pensée de la civilisation occidentale.

Géographiquement, ces forces devraient opérer dans le Nord de la Syrie pour des missions à haute valeur stratégique. Puissances stratégiques, leur déploiement officialisé ne change rien à la situation, mais clarifie un chose: les FS sont présentes pour soutenir les forces du Nord, et effectuer des missions d'illuminations des troupes de l'EI pour permettre à l'aviation (F-15 Eagle, F-16, A-10, B2A, F-18 et même le dernier né des chasseurs, le F-22 Raptor) de pratiquer du "bombardement stratégique". Mais les Etats-Unis cherchent t ils à paralyser les centres de gravités (pouvoir politique, infrastructure) de l'EI ? Les buts de l'action militaire sont l'équivalent de l'objectif politique. Mais que sont réellement ces intentions ?

Petraeus avait déclaré au journal "Le Figaro" que l'EI n'était pas le plus grand danger pour l'avenir. Ce qui n'est pour les Etats-Unis, l'est peut être pour l'Europe ? la Russie ? Les intérêts des uns, ne sont pas les préoccupations des autres en relations internationales...

Mais quel est l'état des lieux pour la France qui c'était positionnée dans l'histoire comme un bouclier pour une partie de la Syrie et de son peuple ?

- On sait que 6 Rafale et 6 Mirage sont engagés dans cette guerre.

- Un ATL-II permet de faire du renseignement et de la désignation de cible . Depuis peu, la forteresse volante qui doit faire l'objet d'une rénovation à mi vie, est en capacité de délivrer des bombes.

- le Groupe aéronaval ne devrait pas tarder à rejoindre l'opération "Inherente resolve".

Et les Forces spéciales françaises dans tout cela ? Elles sont sur place ou à proximité, dans les ambassades ou sur le terrain, pour assister les forces désignées comme alliées, et faire du renseignement.

Le 18 aout 2014, le président Hollande avait déclaré: "j'ai décidé de répondre à la demande des autorités irakiennes pour accorder le soutien aérien (...) il n'y aura pas de troupes au sol".

Le 3 novembre 2015, dans les pas d'Obama ("J'ai été cohérent depuis le début en disant que nous n'allions pas combattre comme nous l'avons fait en Irak avec des bataillons et des occupations. Cela ne règle pas le problème"), Hollande n'a pas infirmé la présence de FS dans les combats ! Mais quelle serait la stratégie française qui légitimerait cet posture ? Peut être parfois, faut il être présent pour ne pas être en dehors du jeu, et être donc par résultante "hors-jeu"... Une raison d'Etat au-dessus des concepts de sécurité humaine, de lutte contre la tyrannie, de libération des peuples enchainés au nom des droits de l'homme ... A bonne mire, bon tir.

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