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Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

La psychologie du soldat

La psychologie du soldat

1) La morale

Au constat de quelques grandes histoires militaires, la morale est la première des variables de la guerre. Elle est un paramètre de la psychologie du soldat qui déterminerait son aptitude à s’engager dans une lutte dont la banalité antique, mais originalité moderne, est d’ouvrir les portes de la mort.

La morale est dans les sociétés occidentales, interdépendante de la religion, qu’elle soit monothéiste ou issue du paganisme. Qu’il soit unique ou pluriel, le ou les dieux, délimitent les rites, et ce qui est bon ou néfaste, moral ou amoral, déterminant pour l’Olympe ou le domaine d’Hadès, le paradis ou l’enfer. Un chef de guerre dans une société qui n’a pas de morale, ne peut guider ses soldats sans sauvagerie. La barbarie est inhérente à la guerre, mais la morale doit tendre à limiter les pulsions.

2) La peur

~~La peur est aussi une composante de la psychologie du soldat. Atténuer la peur, permet d’accentuer le fanatisme. Tout Etat favorisera une certaine propagande en état de guerre, dans le but d’abaisser le baromètre de la peur du soldat. Le fanatisme est parfois prôné par certains pouvoirs comme palliatif de la peur. Comme l’écrit un officier Moderne de l’armée française : « le combat n’est pas un phénomène normal, c’est un événement extraordinaire et les individus qui y participent ne le font pas de manière moyenne. La proximité de la mort et la peur qu’elle induit déforment les individus et leur comportement. La répartition des rôles y obéit à une loi de puissance où, entre l’écrasement et la sublimation, beaucoup font peu et peu font beaucoup » (Michel Goya)

La peur n’a pas d’âge. Certains enfants qui chantaient la gloire de la Grande Armée, furent d’ardents combattants. Le même constat fut effectué par les Marines, Britanniques et forces canadiennes qui affrontèrent en 1944, la 12 Pzr « Hitlerjugend ».

Ces « bambins » étaient plus courageux, plus fanatisés, plus imprégnés par la folie guerrière et destructrice, selon les dires des soldats des puissances « Alliées » et des Mémoires de guerre du siècle XIX, que les soldats de la Wehrmacht ou que les Grognards de la Vieille garde.

« Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas » (Paul de Tarse)

3) Chocs et pulsions

Le soldat comme l’homme, est soumis aux pulsions. Mais quand le feu s’active, alors les passions naturelles de l’homme se démultiplient, et ce qui est en état de lutte, atteint son apogée. La guerre est un art, car elle est imprégnée de théories, sinon elle ne serait pas un art. Mais elle est un art particulier, ou la seule géométrie n’a de sens. Les paramètres psychologiques imprègnent l’orientation des soldats, et les soldats agissent en adéquation avec leur « esprit ». Un combattant doit donc être éduqué à la guerre selon des théories, et être préparé à l’incertain (au vide).

A la guerre, il arrive que le « moi » soit en conflit avec le monde extérieur, avant ou après un combat armé.

L’effort moral pour le soutien à la psychologie du soldat, résulte évidemment pour partie, de la cité, du pouvoir et donc de l’autorité. Un trépied activement conditionné par les pulsions humaines, parfois non-refoulées.

La nouvelle s’achève avec les mots de Michel Goya (Sous le feu (janvier 2014)) : « Sous le feu est d’abord une description précise de la manière dont les hommes, individuellement et collectivement, se comportent au combat et par extension en situation de danger extrême. La dépense d’énergie que réclame à chaque pas la progression sous le feu, l’effort pour éviter le danger à tout instant tout en cherchant à accomplir sa mission mettent l’individu dans une tension extrême. »

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..... 29/12/2015 15:25

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