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Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

Les Légions russes de retour en Orient

Vladimir Poutine semble reprendre les maximes romaines de la guerre : ces citoyens-soldats se destinant au glaive, ils regardèrent ce dernier comme le seul instrument de l’art premier. Leurs pensées servaient à perfectionner le maniement du fer.

En Syrie et en Irak, la Russie renouvelle ses ambitions. Elle les met en pratique pour se prouver à « elle-même », qu’elle est sur le chemin du renouvellement national et international.

Le chef de guerre est sûr de sa personne. Ses paroles enivrent ses troupes, et ses troupes lui répondent par l’engagement moral et physique.

Le siècle XXI serait-il celui du « Prince » Poutine ? La nouvelle Russie s’élève. L’édifice prend forme. Il n’est pas officiellement terminé, mais les pièces s’unissent passionnément, et les yeux du monde en regardent la cimentation.

En Irak et en Syrie, la Russie a conquis la supériorité aérienne ; elle a mis en branle-bas de combat sa flotte de guerre ; elle programme d’y déposer ses troupes aéroportées en appui des forces « alliées ». Son approche stratégique est cohérente. Du moins, c’est ce qu’on en perçoit, car nous n’en connaissons que la couche première. Un stratège bien avisé, « Ours » soit-il, ne doit montrer ses griffes : sinon il n’est pas stratège, mais Arlequin du théâtre international.

Néanmoins, la démonstration de force est intéressante : coordination aérienne (Bombardier ; aviation de chasse ; avions ravitailleur ; brouilleurs…) ; projection de troupes (le transport est la « première puissance » selon le Lord Churchill) ; appui des Forces spéciales (marquage au sol ; assistance militaire)…

Le nouveau concept militaro-politico-industriel de la fédération de Russie, s’huile d’heure en heure.

En peinture militaire, l’Irak et la Syrie sont à la Russie, ce que l’Espagne fut à la Wehrmacht (je ne parle que du point de vue militaire, point d’idéologie ou de politique ; point de prise de position, mais une simple analyse du présent avec le passé) : un espace terrestre au service de la mise en réseau des forces terrestres, aériennes et maritimes. Sans guerres, point de Retex.

Sans guerres, ni réflexions, ni doctrines. Sans guerres, les lettres n’ont de valeur que l’encre déposée. Avec la guerre, elles prennent vie dans la réalité.

La guerre est juste à qui elle est nécessaire.

En terre orientale, le « Prince » Poutine se fait « diplomate-soldat », il se positionne en stratège et historien. Il réaffirme l’idéal des légions tsaristes du XIXe siècle. Il aiguise son sabre à la lueur du passé. Il porte de ses mains, la nouvelle bannière au blason d’un idéal national, de son peuple, de ses alliances et de son armée.

Seul le temps est maitre de sa fortune. La providence, déesse du destin.

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