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Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

Russes-Turcs et les Détroits : un débat d’hellénistes

« Heureux qui comme Ulysse, a fait un bon voyage »

De retour sur le littoral de la Méditerranée !

Voilà bien plus que de raison. On a la politique de sa géographique, disait un célèbre empereur français. Et le Bosphore reprend de la hauteur. Il est le chemin qui ouvre aux marins la route de la « vieille Russie » (une puissance rénovée, géronte de l’histoire, intrépide du présent), avec la Mer noire d'un côté, et le commerce des ports méditerranéens de l'autre.

On avait cru lire en Chateaubriand quelques affabulations bien émouvantes : « Je suis en quelque façon le dernier visiteur de l’Empire turc dans ses vieilles mœurs (…) les Turcs passent leurs jours à ravager le monde ou à dormir sur des tapis ». Au voyageur du Levant, l’histoire du présent, rabat les cartes de l’Orient.

La « paix perpétuelle » va retrouver le sommeil. Car Russes et Turcs se réveillent. « L’Orient (…) est devenu, pour les intelligences autant que pour les imaginations, une sorte de préoccupation générale » écrivait le jeune Hugo. A tous : « sortez » vos Orientales. Moscou avance, et Constantinople-Istanbul ferme ses routes.

Comme au XIX siècle, les puissants pourraient se retrouver pour une joute impériale. « Nous autres Russes » disait Dostoievski « sommes vraiment indispensables » à la Méditerranée orientale.

Poutine regarde vers l’Orient, axe de ses ambitions. Quant à Erdogan, il ravive la flamme du panislamisme : un moyen de puissance, de prestige et d’unification. Gard aux séparatistes.

Nous Français, patientons et observons. Aux milieux de ces iles enlacées renaitront, peut-être, les Apollon, Vénus, et Néréides…

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