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Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

Guerre juste et politique de guerre

Guerre juste et politique de guerre

« La guerre est juste pour ceux à qui elle est nécessaire, et saintes sont les armes lorsqu’il n’y a plus d’espoir ».

1) Le juste délibéré par la nature humaine

Il parait que l’art du fer est une continuité des relations politiques. Car lorsque les masses armées s’affrontent, la politique est maintenue. C’est ainsi que lui, le politique, le prince, l’autorité absolue et perpétuelle, décide du juste et de la fin. Du juste pour faire hisser les étendards de ses troupes qui s’en vont en chantant rejoindre les plaines du sang, et de la fin, car c’est bien ce même esprit qui conclut l’œuvre en cours.

C’est à l’autorité de jugé lorsqu’une guerre est convenable. Cette guerre désirée ou contrainte devra alors faire l’objet de la part du gouvernement et du haut commandement, d’une étude approfondie sur l’établissement de la politique de la guerre, indispensable à la réalisation des buts.

2) Approfondissement de la politique de la guerre

Une autorité politique sans conseillers militaires, devra s’en remettre au divin, car la guerre est le chemin sur lequel se situe l’antre sombre de l’inconnu.

Le prince bien avisé, établira en âme et conscience, en considération de la nature de la guerre (offensive, défensive, préventive, maritime, terrestre, agressive, d’expansion…), la stratégie, autrement appelée « l’art de diriger » les troupes sur les étendues terrestres, aériennes et maritimes.

Cet art est un acte militaire en vue d’une réalisation politique. Elle est [la stratégie] la réalisation d’un dessein, par la conduite guidée des hommes qui en deviennent le bras armé. Ces hommes, divisés selon une géométrie militaire, devront se combiner, s’entendre, afin de maitriser les étendues. L’espace est un facteur de la guerre, qui poussa nombre de chef de guerre, préparé ou non, à se perdre dans la brume ardent de l’illusion. C’est la raison pour laquelle, au-delà de l’effectivité des lignes stratégiques et de la cartographie des régions attaquées ou défendues, un haut-commandement se doit de décider de missions reconnaissances afin d’atteindre au mieux, la pratique de la logistique. Les détails sont l’apanage des grands. Le coup d’œil, celui des génies.

3) La justification par la réalisation

Le triomphe de l’armée, accroitra aux yeux de la cité, la « justesse » de la guerre décidée par l’autorité. L’épée rangée, le soldat prend congé et le diplomate lui succède par les mots et les conventions. Mais sans sabre, les mots n’ont de force que la croyance personnelle. Le fer, au-delà de la symphonie guerrière, leur donne sens, mais point d’irrévocabilité.

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