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Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

Le renseignement militaire français (1)

Le renseignement militaire français (1)

1) Des maximes de l’histoire militaire

« Les nouvelles qui vous parviennent en temps de guerre sont en grande partie contradictoires, et fausses pour une plus grande part encore ; les plus nombreuses de beaucoup sont passablement douteuses. […] Fort de sa confiance en sa meilleure connaissance des choses, le chef doit tenir ferme comme un roc sur lequel vient se briser la vague »

Clausewitz

« Qui ne sait recourir aux éclaireurs sera incapable de tirer parti des avantages du terrain »

Sun Tzu

2) De la pensée

Pour un Haut commandement militaire, il est plus que bénéfique, que de réussir à percer les desseins de l’ennemi. Examinez ses plans et vous en connaîtrait les désirs. Comprenez ses désirs, et vous en obtiendrez les mérites.

Appréhender son ennemi est indispensable à la guerre. S’il existe une relation entre le climat, la nature du sol, du sang et de l’espace relatif au comportement de l’homme, de l’environnement et de l’art géométrique et pratique à appliquer dans certains milieux terrestres, la lutte humaine impose aussi à tout Commandement de concevoir autrui, pour s’initier à se déplacer soi-même : c’est une problématique anticipative de stratégie, de tactique et de logistique.

Il est des règles de la guerre qui nécessitent un renseignement préalable. Certes, ce dernier est parfois faux, néfaste, mais ce qui était autrefois, n’est plus pour partie. La citation de Foch selon laquelle, le renseignement est inutile car éloigné de la seule vérité : l’âme et l’esprit du chef ; a perdu de sa valeur. Qui ne maitrise aujourd’hui l’information et les flux d’informations, risque de se situer sur les marches mouillées de l’antichambre des enfers. Il est de bon sens que les autorités politiques et militaires soient toujours informées de l’évolution des événements militaires et diplomatiques, tant que de la nature de ces informations.

Qui se délecte de traiter l’information, ne pourra devancer ses ennemis, et réduire à néant les menaces qui viendront nuire au « grand ensemble ». La Cité, l’Etat, le peuple, le militaire et l’approche diplomatico-stratégique doivent être protégés à l’encontre des fulminations intérieures et extérieures. Il n’est point d’alliance, de diplomatie et de bonne guerre sans renseignement.

Il n’est point de grande conquête sans éducation du corps et de l’esprit, fondée sur le savoir humain, lui-même nourri par le renseignement humain, transmis et analysé par des générations d’hérédité de la pensée.

« Qui connaît l’autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait ; qui ne connaît l’autre mais se connaît, sera vainqueur une fois sur deux ; qui ne connaît pas plus l’autre qu’il ne se connaît sera toujours défait. »

3) La décennie 90 en France : la révolution dans les affaires militaires

« Quiconque mène une guerre, doit en connaitre les lois. »

A la suite de la première Guerre du Golfe, le politique et le militaire se retrouvèrent face à face. Ils durent faire front contre les déboires pratiques et le manque de professionnalisation de nos armées en comparaison de nos voisins Britanniques et Américains. S’illustrèrent sous le feu, des imprévus qui auraient pu être évités si les penseurs ne s’étaient pas faits rêveurs.

Le bilan fut tragique et terrible : le manque de réflexion sur l’édification d’une véritable doctrine d’emploi des forces des trois armées ; le manque de coordination entre les services du renseignement militaire ; le manque d’un commandement interarmées pour les Forces spéciales.

Ces échecs furent le tournant d’une révolution dans les affaires militaires françaises.

Une commission d’études fut mise sur pied en 1992 qui aboutit à la création du COS et de la Direction du Renseignement Militaire. En effet, les armées avaient consigné dans leurs carnets de guerre, qu’avec l’opération Daguet « elles ne disposaient pas en termes de renseignement, des outils permettant de fédérer ou de fusionner l’ensemble des informations recueillies ni de détenir une capacité d’appréciation autonome de situation ».

L’année 1992 symbolisa le renouveau du renseignement militaire.

4) La morale millénaire

« Qui ne sait recourir aux éclaireurs, sera incapable de tirer avantage de son ennemi »

Photo: ECPAD

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