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Sabre-et-Esprit

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Soldats et diplomates de l'Armée française

Les Jedburghs: les forces spéciales Air de la Seconde Guerre mondiale

Les Jedburghs: les forces spéciales Air de la Seconde Guerre mondiale

La mémoire française, retient qu’en juin 1944, 177 commandos-marine débarquèrent à Ouistreham pour reprendre leurs terres à l’ennemi germanique, avec à leur tête le capitaine de corvette Philippe Kieffer. Basques, Bretons, Alsaciens, Normands… tous français aux ordres d’un homme (ils n’eurent pas le soutien du général de Gaulle). Des marins qui, aux côtés des 150 000 soldats alliés, purent mettre en pratique la formation intériorisée avec les commandos britanniques (SAS) au Château d’Achnacarry, en Ecosse. Ils s’empareront du casino d’Ouistreham, et rejoindront leurs camarades anglo-saxons devant Pegasus Bridge.

Néanmoins, ces bérets verts qui voguèrent vers la côte en portant l’oriflamme tricolore, ne furent pas les seuls français à connaitre cette œuvre romanesque. Le « Jour le plus long » fut vécu du ciel par quelques aviateurs spéciaux qui avaient décidé de mener l’offensive en prenant de la hauteur, avant de se laisser tomber sur les terres normande et bretonne : ce sont les Jedburghs. Les forces spéciales alliées de la troisième dimension. Les parachutistes de la coalition.

~~Les Jedburghs étaient des unités spéciales aéroportées, dont les hommes provenaient des nations britanniques et américaines, ainsi que de la mouvance française de la « France libre ».

Leur mission était de « coordonner les sabotages et les attaques des groupes de résistance afin d’appuyer au mieux la progression des troupes alliées ». Ils devaient préparer l’arrivée des forces alliées prévue pour le 5, puis 6 juin 1944. Débarquement connu sous le nom d’opération « Overlord ».

Afin de réaliser les plans de guerre établis en amont par le haut commandement, ces commandos furent parachutés en profondeur des lignes allemandes dans les jours qui précédèrent le 6 juin.

« Ces unités spéciales, adoptèrent la mobilité pour mener une véritable guérilla au sein même des contrées françaises, à partir de la Bretagne, et s’adonnèrent à des pratiques ambitieuses, relevant de la stratégie irrégulière ».

Entrainées selon « la méthode Fairbairn », les forces spéciales alliées durent soutenir la résistance française, couper les lignes de ravitaillement, saboter les lignes ennemies et éviter d’être reconnu par la Gestapo. Ils agirent par petits groupes selon les techniques commandos, avec une politique de harcèlement fondée sur l’avancement, la destruction et le retrait dans la foulée.

Leurs moyens matériels étaient légers : radio à ondes courtes, carabine calibre 30, pistolet automatique calibre 45.

Les Jedburghs furent pour la coalition, des soldats d’élite, des « hommes d’action, des garçons solides, tant physiquement que mentalement, (…) des combattants (…) également instructeurs et des conseillers, des mentors et des avocats, des chefs de guerre et des négociateurs », ils étaient tout simplement les forces spéciales interalliés des forces aériennes.

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