Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

Hélicoptères et opérations terrestres

Hélicoptères et opérations terrestres

~~Pas d'opérations sans troisième dimension.

L'hélicoptère est un outil indispensable des opérations militaires françaises. L'ALAT connaît un déploiement opérationnel intense. Quelque 30 hélicoptères sont déployés simultanément, ce qui illustre le haut niveau d'engagement des machines de l'armée de Terre. La BSS et la Centrafrique étant les deux principaux théâtres d'engagement pour l'ALAT.

Le pic d'hélicoptères déployés, hors territoire national, avait été atteint en 2011, lorsque la France fut engagée à la fois sur le théâtre Afghan (où elle était depuis 2001) et dans l'opération Harmattan en Libye. L'Afghanistan était principalement un théâtre à tendance montagneuse (espace montagneux d'Indu Kousch) impliquant la réalité des « principes de la guerre de montagne », ou désertique. Tandis que la Libye mêlait étendue désertique et guerre en zone urbaine (Le capitaine Brice Erland dévoile dans son journal de guerre intitulé Dans les griffes du Tigre, la puissance psychologique et guerrière qu'induisent les missions héliportées en Afghanistan et en Libye) .

Dans la BSS, la problématique s'intensifie : la zone à couvrir est colossale (la BSS a été divisée en deux parties, Est et Ouest du fait de sa largeur estimé à hauteur de celle du Vieux continent). Elle impose aux pilotes de l'ALAT des épreuves d'assaut, de reconnaissance et d'appui dans les massifs montagneux comme cela est le cas dans l'Adrar des Ifoghas.

La répartition des missions se partage entre trois régiments que sont le 1, le 3 et le 5 Régiment d'hélicoptères de combat (RHC), ainsi que le 4 RHFS de la BFST qui peut effectuer des missions spéciales (par exemple un appui héliporté à la Task Force Sabre).

Aujourd'hui, les environnements complexes dans lesquels se trouve l'armée française, font que l'hélicoptère est un outil indispensable : il permet de réduire les facteurs d'espace et de temps. Pouvant évoluer de nuit, l'hélicoptère est un instrument multiface qui garantit la prise d'initiative : « il permet de garder l'avantage contre un ennemi fanatique et rusé » qui joue sur l'usure, la mobilité, et le harcèlement physique et psychologique. Les besoins traduisent l'omniprésence de l'ALAT dans les opérations actuelles.

Ce haut niveau d'engagement affecte naturellement les machines et les hommes. Le 11 janvier 2013, lors des premières heures de l'opération Serval, le chef de bataillon Damien Boiteux du 4 RHFS avait été mortellement blessé à bord de sa Gazelle (faible protection), alors qu'il était engagé dans une mission d'appui-destruction.

Aux machines, et aux hommes, se joignent les variables de la guerre. Dans ses mémoires de guerre, le Capitaine Brice Erland rappelait qu'en guerre, « il y a la peur, le courage, la douleur de perdre des camarades, celle de quitter les siens mais aussi le terrible moment où du haut du ciel, on tue sa cible quand elle s'encadre dans la lumière verte du viseur, avant que les flammes du canon ne la détruisent ».

« L'hélicoptère est un outil de combat, on va s'en servir », disait le général Marcel Bigeard. Il doit servir aux assauts héliportés, évacuations sanitaires... pas à transporter des VIP (« il ferait mieux de venir à pied ces gars-là, ils comprendraient mieux notre boulot »).

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article