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Sabre-et-Esprit

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Soldats et diplomates de l'Armée française

Spécial été: La Guerre d'Indochine en Livre

Spécial été: La Guerre d'Indochine en Livre

Par le sang versé, La Légion étrangère en Indochine ( 512 pages, Tempus Perrin), de Paul Bonnecarrère : Leur guerre a duré quinze ans, depuis les rives du Rhin ou de l'Oder en 1940 jusqu'à la cuvette de Diên Biên Phu en 1954. Soldats français en rupture de Vichy ou héros de la France libre, soldats de la Wehrmacht ou des marches de l'Est européen, génération broyée par un conflit planétaire, ils se sont tissés une aventure comme on joue une dernière carte. Loin d'être des héros de papier ou de cinéma, ils sont ici saisis dans le quotidien d'une guerre d'escarmouches, de coups de main, de traques, parfois sale, parfois glorieuse, toujours à recommencer. De l'arrivée de Leclerc au désastre de Cao Bang en 1950, de stratégies nouvelles en opérations de la dernière chance jusqu'à Diên Biên Phu, on voit ces hommes pister le train blindé de Hô Chi Minh, retrouver les réflexes de 1941, s'infiltrer parmi une population désemparée, céder à la fascination du Vietnam et y laisser une partie de leur âme. Paul Bonnecarrère fut correspondant de guerre en Indochine, à Suez et en Algérie.

Les hommes de Dien Bien Phu (640 pages, Tempus Perrin), de Roger Bruge : Grâce à l'ouverture des archives de la commission d'enquête sur Dien Bien Phu, ce livre offre une approche et une vision nouvelles de la dernière bataille livrée par l'armée française. Pour rendre le quotidien vécu par les hommes, Roger Bruge a aussi recueilli témoignages, correspondances et carnets de route. Il reconstitue ce qui s'est passé dans les points d'appui, les états-majors, les infirmeries et même dans les avions chargés des évacuations sanitaires et des parachutages. Il n'oublie pas non plus, au lendemain de la chute du camp retranché, le 7 mai 1954, le calvaire des 2 000 prisonniers blessés.
Maquisard et interné résistant, engagé dans l'armée de Lattre, Roger Bruge a ensuite effectué deux séjours en Indochine avant de faire carrière dans le journalisme.

De l'autre côté de l'eau, Indochine 1950-1952 (éditions Tallandier), Dominique de la Motte : De février 1951 à juin 1952, le lieutenant Dominique de La Motte prend la direction du commando 12, une unité de supplétifs hébergée dans une plantation d'hévéas en Cochinchine, non loin de la frontière cambodgienne. Sa mission : créer une zone interdite au Viêt-minh. Son quotidien : la guerre des postes, faite de patrouilles incessantes, d'embuscades, de contrôle des populations, de chasse aux renseignements, de prises de butin...
Occultée par le désastre de Dien Bien Phu, la guerre d'Indochine est une guerre oubliée. Par la force de son récit, Dominique de La Motte nous plonge au coeur d'une aventure humaine. Son regard singulier et intime Q nous livre un témoignage intemporel sur la liberté et la guerre.

Dien Bien Phu (864 pages, Tempus Perrin), Pierre Pellissier : Empêtrés dans le conflit indochinois depuis 1947, l'état major français décide au printemps 1954 que la plaine de Diên Biên Phu sera le lieu de l'ultime bataille dans le conflit qui l'oppose au Viet-Minh de Ho Chi Minh. Du 13 mars au 17 mai 1954, les troupes françaises, sous les ordres du général de Castries et du colonel Bigeard, vont livrer bataille. Les combats sont d'une très grande violence : 5000 français sont tués et 6000 autres fait prisonniers (une part infime des prisonniers reviendra en vie). Grâce aux témoignages d'anciens combattants et à un travail minutieux en archives, Pierre Pellissier raconte cette lutte tragique qui a amené le Vietnam à son indépendance et la France à son plus grand désastre militaire en Orient.

Les chemins de Dien Bien Phu (576 pages, Broché) : En août 1944, à la libération de Paris, Jean-Louis Rondy s'engage dans la 2e DB. Quelques jours plus tard, Jean Guêtre débarque en Provence en qualité de troupe de choc. Pierre Latanne, lui, se rappelle encore l'arrestation de son père par la Gestapo un an plus tôt et se réjouit à l'idée que ce dernier ait réussi à s'évader, même si depuis il doit vivre caché. À la même époque, Heinrich Bauer poursuit ses études en Allemagne dans une Napola, une université d'élite réservée aux futurs cadres du parti nazi. Quant à Bernard Ledogar et à Jean Carpentier, ils vivent une enfance itinérante, au gré des aléas de la guerre. Qui pourrait imaginer le chemin que ces hommes ont déjà parcouru ? Et qui pourrait imaginer les circonstances qui, près de dix ans plus tard, les amèneront à combattre ensemble contre le Viêt-minh ? Jean-Louis Rondy sert alors comme médecin au 1er BEP, Pierre Latanne comme jeune officier au 5e BPVN. Heinrich Bauer est devenu sergent au 2e BEP, Bernard Ledogar parachutiste au 6e BPC et Jean Carpentier second maître navigant au sein de la flottille 28-F de l'aéronavale. Ils ont tous été projetés dans la fournaise de Diên Biên Phu, à l'exception de Jean Guêtre, qui sert dans les commandos Nord-Viêtnam et opère dans le delta tonkinois, où la situation se détériore également de jour en jour. À travers le récit des parcours croisés de ces six jeunes hommes devenus soldats, jusqu'à la réunion de leurs destins dans le delta tonkinois, à Diên Biên Phu ou dans les camps de prisonniers, le lecteur découvre le portrait saisissant et dramatique de la France en guerre et de la guerre d'Indochine, mais aussi quelques-unes des innombrables tragédies individuelles endurées en Indochine.

Commandos de choc en Indochine avec préface du Général Bigeard, (387 pages, Grasset), Erwan Bergot : Ils étaient une poignée de commandos de choc, radios, saboteurs et partisans. Leurs seules armes dans l'Indochine embrasée par le plus impitoyable des conflits : le courage et une connaissance unique de tous les pièges de la guerre secrète.Pendant neuf ans, les forêts inaccessibles et les montagnes envahies de jungle de la frontière de Chine et du Haut-Laos furent leur terrain de chasse. Parachutés en 1945 derrière les lignes japonaises, ils affrontèrent à un contre mille les toutes-puissantes armées du Mikado. Après la capitulation nippone, ils libérèrent des territoires entiers, bousculant, avec la furia francese, nationalistes viets, Chinois et Américains. Lorsque la guerre d'Indochine s'installa, ils soulevèrent les tribus des montagnes et des hauts plateaux, mirent en place d'invincibles maquis sur les arrières ennemis, se taillèrent d'inexpugnables royaumes en pays viêt-minh.Leur épopée oubliée est un document unique sur les occasions perdues de la guerre d'Indochine. Préfacé par le général Bigeard, c'est aussi un grand livre sur le courage.

Bigeard, Ma guerre d'Indochine (160 pages, du Rocher), du Général Marcel Bigeard : 'Ma guerre d'Indochine' n'est pas La Guerre d'Indochine, mais le récit d'un homme qui se souvient de cette tragédie avec émotion. Plus de deux cents documents d'archives et somptueuses photos d'aujourd'hui permettent au lecteur de suivre les traces d'un homme peu ordinaire, de partager sa souffrance et de mieux connaitre une partie de notre histoire trop vite oubliée.

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