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Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

Le Général d'une armée, l'Empereur d'une Nation

Quel chemin parcouru par le jeune officier Corse. Un froid glacial pour quiconque admire la destinée des grands hommes. Quelle gloire pour cet homme qui sut devenir l'égal des Césars. Un Alexandre français, qui fit de sa mémoire un roman d'outre-tombe.

"J'ai trouvé une couronne dans le ruisseau. J'ai essuyé la boue qui la couvrait. Je l'ai mise sur ma tête" Napoléon cité par Stendhal.

Patrice Gueniffey revient dans son écrit, qui sortira le 7 février, sur l'élévation de ce jeune français qui en son temps, devint le héros de toute une nation. Une nation française, meurtrie par des années de guerres (civile, intérieure et extérieure) qui recherchait la paix, quitte à faire une dernière grande bataille, longue et sanguinaire.
Aux chaudes braises d'une société délaissée par 1000 ans d'histoire, la même qui se recherchait un nouveau roi (autre qu'un Bourbon), se présenta, alors, un empereur. La couronne de laurier que se posa lui-même Napoléon, le 2 décembre 1804, avait pour dessein d'unifier sous sa botte le destin de tout un pays. Et ce pays c'était la France.

 

"Après le volontarisme, le culte de la jeunesse. La Révolution n'est-elle pas un recommencement du monde dont les révolutionnaires voudraient croire que jamais plus il ne vieillira ? Qui pouvait mieux incarner cette espérance, surtout après la Terreur qui avait donné des rides à 1789, que les jeunes généraux des armées républicaines et le plus brillant et le plus jeune d'entre eux ?

Les portraits de Napoléon en contre-révolutionnaire manquent ce point : général à vingt-quatre ans, chef de l'armée d'Italie à vingt-sept, Premier consul à trente, Empereur à trente-cinq, vaincu à quarante-cinq, mort à cinquante et un. L'épopée napoléonienne fut celle de la jeunesse, un tourbillon de vie comme, probablement, on n'en connaîtra jamais plus et dont Marmont disait : 

"Nous étions tous très jeunes (...) tous brillants de force, de santé et dévorés de l'amour de la gloire.
Notre ambition était noble et pure ; aucun sentiment d'envie, aucune passion basse ne trouvait d'accès dans nos coeurs, une amitié véritable nous unissait tous, et il y avait des exemples d'attachement allant jusqu'au dévouement : une entière sécurité sur notre avenir, une confiance sans bornes dans nos destinées nous donnait cette philosophie qui contribue si fort au bonheur, et une harmonie constante, jamais troublée, formait d'une réunion de gens de guerre une véritable famille ; enfin cette variété de nos facultés du corps et de l'esprit, donnaient à la vie un intérêt et une rapidité extraordinaires"
."

Patrice Gueniffey, Napoléon et de Gaulle

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