Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

1796-1797 : Napoléon domine l'Italie et vole vers le trône de France

"Cet homme là est un homme à part : tout fléchit sous la supériorité de son génie, sous l'ascendant de son caractère; tout en lui porte l'empreinte de l'autorité (...). Il est né pour dominer comme tant d'autres son né pour servir. S'il n'est pas assez heureux pour être emporté par un boulet, avant quatre ans d'ici, il sera en exil ou sur un trône".

L'Italie confirme Bonaparte dans son génie. Le général français vole de victoire en victoire. La gloire : c'est ce qui l'attend. A Nice, il s'était présenté aux officiers de l'Armée française qui l'attendaient. Qui pouvait bien être ce petit homme corse, aux longs cheveux, sans style, froid de sang et pâle de couleur. Et pourtant, aux premiers gestes, l'attitude supérieure s'impose à eux.  Il est le chef. C'est évident, il est fait pour commander. Le pouvoir lui semble inné. Berthier, Lannes, Sérurier, Lasalle... Les officiers de son futurs destin s'attachent à lui : ils ont de l'admiration pour cet être qui sut peser chaque mots, et voir juste lors de sa première déclamation. De là naîtra la sentiment de fidélité. 

En Italie, les événements le confirment chaque jour. Les troupes en mouvement font tomber les principes de la guerre et partout il passe, les hommes le regardent et l'honorent.

A Lodi, c'est la légende de Bonaparte. "Ce n'est qu'après Lodi qu'il me vient dans l'idée que je pourrais bien devenir après tout, un acteur décisif dans notre scène politique. Alors naquit la première étincelle de la haute ambition". Celui qui avait plongé son esprit dans les lectures de Plutarque marchait sur les pas des Césars dont il avait tant rêvé. Il se voulait le successeur d'Alexandre et le promoteur des idées de Raynal. Et que peut bien la nature contre la volonté d'un homme convaincu de son étoile ? En 1796 Arcole tombe. Puis Rivoli le 14 janvier 1797.

Il achève chacune de ses conquêtes par l'usage de la plume qui succède dans ces moments de paix, à l'épée. La propagande sert ses desseins.  Il s'est éduqué avec la gloire, et ne peux que vivre par elle et pour elle.

Poussant son avantage au plus haut, Bonaparte saura se faire obéir de tous. De Paris à Rome, nul monarques pour le soumettre. L'Aigle vole avec son destin, et, qui sait en 1797 où ce dernier le mènera ? L'Egypte, les pyramides, le Consulat, l'Empire...

De la grandeur du plus romain des français.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article