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Sabre-et-Esprit

Sabre-et-Esprit

Soldats et diplomates de l'Armée française

Pensées militaires de Georges Clemenceau

"Mourir n'est rien. Il faut vaincre".

 

 

Se préoccupant des conditions de vie du soldat, Georges Clemenceau avait toujours une remarque à faire aux siens pour améliorer le quotidien de ceux qu'ils considéraient comme les tenants de l'existence de la France: "L'humanité, comme l'élémentaire devoir envers nos combattants, nous invite, ainsi, à porter toute notre attention sur le vêtement de nos soldats qui, de jour et de nuit seraient décimés si nous ne nous occupions, dès à présent, de leur venir en aide".

Rendant la gloire à ces enfants enracinés, qui s'attachent à leur sol comme nul autre en ce monde, il leurs démontra plusieurs fois sa reconnaissance. Un adoubement de passion, avec le verbe : "Maintenant, les voilà debout, dans leurs tranchées, glorieusement revêtus de cette terre dont la marque leur est d'honneur parce que c'est pour elle qu'ils donnent chaque battement de leur coeur, chaque mouvement de leur vie. Comment sont-ils venus là ? Il semble qu'ils aient surgi du sol, dont l'empreinte est restée sur eux. Et c'est le fait vraiment. Le sol français a retenti du pied de l'envahisseur, et des profondeurs du sillon les soldats de la France ont jailli".  

Poursuivant sur les vagues de la gratitude, nul ne peut ignorer que le soldat est l'homme du pays qui s'ancre à la terre, mère féconde de la nation, pour le service de la défendre. Nul autre souhait pour lui que de la sauvegarder des corps étrangers qui mettraient en péril son existence  :"Dans la tranchée, l'irrépressible attraction de la terre, si profondément pénétrante que nul regard ne cherche l'échappée d'un ciel, devenu secondaire, tant on a le besoin de se cramponner à cette glaise, à ces pierres de France qu'il s'agit, avant tout, de garder".

Se rendant au front en novembre 1917, il prit le temps de son déplacement pour rendre hommage au soldat français, le soldat français en son unité : "En raison même de mon attitude dans le passé, c'est une grande joie pour moi de constater, aujourd'hui, que, dans ce simple et glorieux mot "le soldat français", il nous est enfin donné de pouvoir inclure sans arrière-pensée, tous les combattants de tous grades, du plus modeste poilu aux grands chefs dûment hiérarchisés. j'ai toujours entendu ceux-ci rendre pleine justice à leurs hommes et prendre un beau plaisir à dire leur admiration, tant de leurs vertus d'abnégation que d'actes d'héroisme qui seraient communs à tant d'autres peuples si nous n'y savions joindre un couronnement d'élégance raffinée".

A travers les hommes, qu'ils soient officiers ou sous-officiers, Georges Clemenceau appréciait rappeler que nous étions tous hommes d'un même ensemble. Qu'en ce sens "il doit y avoir de l'état-major dans tout officier, et du troupier dans tout officier d'état-major". Car la "patrie nous confond dans ce qu'elle a de meilleur". 

Enfin, celui qui rencontra plusieurs fois Sir Winston Churchill, avait un parallèle avec le vieux Lion britannique : la volonté. La volonté de ne jamais abandonner. L'audace de toujours combattre. L'entêtement d'aller jusqu'au bout d'une lutte acharnée. L'obstination du triomphe. "Les Allemands peuvent prendre Paris, cela ne m'empêchera pas de faire la guerre. Nous nous battrons sur la Loire, puis sur la Garonne s'il le faut, et même sur les Pyrénées. SI, enfin, nous sommes chassés des Pyrénées, on continuera la guerre sur mer, mais quant à faire la paix, jamais !". 

"Il ne suffit pas d'être héros. Nous voulons êtres des vainqueurs".

 

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